22 mai 1955 : début des « Massacres de Mai 1955 « 

Il s’agissait en fait d’émeutes, violemment réprimées par la France, qui avaient éclaté dans plusieurs villes camerounaises. Elles dureront jusqu’au 30 mai et seront sévèrement réprimées par le Haut Commissaire Roland Pré qui pourchassera les militants de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) à qui on imputait l’origine de ces soulèvements populaires.

En effet, comme l’affirmait le Dr Samuel Mack-Kit (ancien président de l’UPC) : « le 22 mai 1955, au cours d’un meeting, l’Upc fait adopter par le peuple kamerunais, l’emblème national  » crabe noir sur fond rouge « . Devant cette ferme détermination de notre peuple, le Gouvernement colonialiste vit rouge. Il déclencha ce que l’Histoire retiendra comme étant les « Massacres de Mai 1955 » »

Selon le Pr Mouangue Kobila, ces émeutes : « commencèrent simultanément à Douala et à Mbanga. A Douala, le théâtre d’opération principal n’était pas Deido mais New-Bell. Ces émeutes, organisées par l’UPC, s’étendirent jusqu’à Nkongsamba, Edéa et Yaoundé et firent de nombreux morts et blessés ».

De simples manifestations en vue de l’obtention de l’indépendance et de la Réunification au Cameroun (à la base) qui, comme la plupart d’entre elles, ont été réprimées dans le sang.

Dans un article paru dans le journal Le Messager du 28 mai 2008, Noé Ndjebet Massoussi, relatait les faits comme suit : « des forces armées aux ordres du Haut-commissaire français, Roland Pré, mettaient des villes, villages et régions du Cameroun à feu et à sang. De milliers de Camerounais, pour la plupart des militants de l’Union des populations du Cameroun (UPC), tombèrent sous de balles réelles et jetés dans une dizaine de charniers à travers le pays. Douala, Yaoundé, Mbanga, Loum, Mombo, Ekite, Môm, Dibang, Song Simut, Songmbenge, etc. ont été le théâtre de vives tensions, répressions, brimades, tortures, attentats, incendies, arrestations et emprisonnements. Selon des témoignages concordants, ces massacres sur les nationalistes auraient été guidés par la seule volonté de l’administration française de museler l’Upc née de la volonté de constituer un vaste front nationaliste au Cameroun qui revendiquerait l’application des Accords de tutelle. »

Sources :

– Mack Kit, S. Les émeutes de Mai 1955. Les colons Français massacrent les Camerounais. Peuple Sawa. 25 mai 2007. Lien : http://www.peuplesawa.com/fr/bnagendas.php?agid=88

– Fokou Kaffo, R. Le Pr Mouangue Kobila et les incidents de Deido. Journal Du Cameroun.com. 6 janvier 2012. Lien : http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=10507

Ndjebet Massoussi, N. France – Cameroun : une si lourde dette. Le Messager (repris par camerooninfo.net). 28 mai 2008. Lien : http://www.cameroon-info.net/stories/0,22754,@,france-cameroun-une-si-lourde-dette.html

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