26 décembre 1970 : ouverture du « Procès de la Rébellion »

Il s’agit d’un procès contre le dernier chef de l’UPC Ernest Ouandié et Monseigneur Albert Ndongmo, Évêque de Nkongsamba, accusés avec 26 autres personnes d’avoir tenté de renverser le régime du président Ahidjo.

Parmi les nombreux chefs d’accusation retenus contre eux figuraient la tentative de révolution, l’organisation de bandes armées, des assassinats, des incendies et destructions volontaires, des viols, des arrestations et séquestrations, des pillages en bandes et complicité desdits crimes, entre autres.

Source: en.wikipedia.org
Ernest Ouandié (menotté) Source: en.wikipedia.org

Des infractions qu’ils auraient commis « dans l’étendue de la région administrative de l’Ouest et du département du Mungo, courant 1961 à 1970 », comme le souligne Hugues Seumo.

Ernest Ouandié et Monseigneur Albert Ndongmo comparaissaient ainsi en compagnie de leurs 26 coinculpés ce samedi matin, devant le tribunal militaire de Yaoundé. Il leur était ainsi reproché d’avoir :

 » 1) Tenté par la violence de modifier les lois constitutionnelles ou de renverser les autorités politiques instituées par lesdites lois ou de les mettre dans l’impossibilité d’exercer leurs pouvoirs.

2) Dans les mêmes Circonstances de temps et de lieu, organisé, commandé des bandes armées dans le but de provoquer la guerre civile et de commettre la révolution.

3) Dans les merles circonstances de temps et de lieu et dans l’exécution des faits ci-dessus analysés, commis ou fait commettre des assassinats, des incendies, des arrestations et séquestrations de personnes, des pillages en bande ;

4) De s’être dans les mêmes circonstances de temps et de lieu rendus complices desdits crimes. »

Monseigneur Albert Ndongmo Source: www.leffortcamerounais.com
Monseigneur Albert Ndongmo
Source: http://www.leffortcamerounais.com

Cette affaire a suscité beaucoup d’émotion au sein de l’opinion camerounaise, beaucoup voyant en cela une sorte d’acharnement contre certaines ethnies et une certaine religion. Ceci poussera le président Ahidjo à sortir de sa réserve et à s’exprimer la veille du procès. Il affirme ainsi que : « le procès de Mgr Ndongmo ne sera ni celui d’une ethnie, ni celui d’une religion ».

Pour aller plus loin :

– Seumo, Hugues. Cameroun, Retro, Décembre 1970 : Tout sur les procès de Mgr Ndongmo et Ernest Ouandié. Lien : http://prisma.canalblog.com/archives/2013/11/28/28532868.html

– Cameroon Radio and Television (office national de Radio et Télédiffusion). Histoire du syndicalisme au Cameroun. Lien : http://www.crtv.cm/cont/nouvelles/nouvelles_sola_fr.php?idField=4050&table=nouvelles&sub=economie

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